30.4.08

Une journée de rêve

Je le dis haut et fort : je suis follement amoureuse du désert.

La journée n'avait pourtant pas très bien commencé. Un peu le mal du pays, beaucoup de fatigue dûe à des insomnies venant couronner les trois jours épuisants de Coachella, bref, pas la joie du tout, du tout. Le fait que je n'avais aucune nouvelle de Dave Catching, le propriétaire du Rancho de la Luna, que je devais photographier - c'était même le but premier de ce voyage - n'arrangeait rien, évidemment.

Et puis une bonne douche plus tard (j'adore les motels américains : confort impeccable, vastes chambres hyper bien équipées, le bonheur), j'ai pris mon courage à deux mains, et armée d'un exemplaire de Noise en guise de prétexte, je me suis mise au volant du PT Cruiser (j'adore cette bagnole!) et suis allée directement au Rancho, dans l'optique de glisser le magazine sous la porte et de prendre deux ou trois photos des alentours.

Et arrivée là-bas, qui vois-je? Monsieur Catching lui-même, rentré de L.A. la veille. Fidèle à sa réputation, il m'a accueillie à bras ouverts et m'a offert un bol de soupe délicieuse, avant de me laisser prendre des centaines de photos du Rancho.

A un moment, les membres de Black Mountain (l'un de mes concerts préférés du festival) ont débarqué pour jeter un oeil au studio, puis d'autres personnes dont une que je connaissais déjà. Après avoir papoté quelques heures, je me suis décidée à décoller de ce merveilleux endroit qui ne m'a absolument pas déçue, bien au contraire : il a une âme, comme je m'y attendais et comme je l'espérais.

Je suis alors allée visiter le Joshua Tree National Park et j'ai pris une bien belle claque dans la gueule. C'est tout bonnement sublime. Les mots me manquent, et je n'ai pas encore traité les photos (je suis en train de faire cela, ça sera bientôt sur le Flickr!)

Je suis tombée follement amoureuse de ces paysages immenses, des rochers, des panoramas à couper le souffle. A certains moments, les larmes me montaient aux yeux, tellement c'était fort.

Bref, je suis vannée, mais heureuse.

Demain, je vais chercher mon cher et tendre à San Diego. Il me manque...

Coachella 2008 : le bilan

Malgré un téléphone perdu, ce festival fera indéniablement partie de mes plus précieux souvenirs. Un cadre magnifique (des terrains de polo couverts d'une herbe moelleuse, de nombreuses œuvres d'art), un public particulièrement cool, une organisation géniale, bref, je reviendrai.

Coups de coeur :

- Les concerts de Portishead, Les Savy Fav, Battles, Holy Fuck, Bonde do Role, Swervedriver, les Breeders, les Raconteurs, Stephen Malkmus and the Jicks, Aphex Twin, Black Mountain, MGMT, Gogol Bordello et bien entendu Prince et Roger Waters.

(Holy Fuck, photo : Lorène Lenoir)

- Les dizaines de vendeurs de bouffe plus originaux les uns que les autres, du "meatball sub" aux nouilles chinoises, en passant par les corndogs, des sandwiches indiens, des noix de coco fraîches, des smoothies délicieux (ma découverte des baies d'açai restera gravée dans les annales : ce truc est magique, de bon matin), de la limonade à la fraise, des pizzas mémorables avec des vendeuses qui crient comme des possédées quand on leur laisse un pourboire, du funnel cake, des artichauts grillés, des "naanwiches" au curry de poulet, des frites à l'ail et au parmesan... Hallucinant!

- Le Do Lab, un endroit sublime, avec des performances artistiques super sympas, de la bonne zik pour danser.

(Do Lab, photo Lorène Lenoir)

- La zone presse, à l'ombre des palmiers, avec une liaison wi-fi permettant un upload rapide des photos, de l'eau gratuite, et des plantes carnivores pour lutter contre les mouches!

- La présence de caravanes avec des vraies toilettes, pour changer un peu des "port-a-potties" quand on n'a pas le courage d'affronter certaines visions et odeurs.

- Les ventilateurs brumisateurs d'eau qui apportent une fraîcheur plus que bienvenue.

- Les gens : public, sécurité, service presse, vendeurs de fringues, de boissons, de bouffe, tout le monde était d'une gentillesse sans faille. Une pensée en particulier pour mes deux copines du forum Rekords Rekords, Julie et Carey, qui tenaient l'une des boutiques générales et qui m'ont accueillie durant tout le festival, me filant lunettes de soleil, tequila, anti-histaminiques, mouchoirs en papiers et autres petits cadeaux sympathiques et utiles.

(Carey au general store, photo Lorène Lenoir)

- Les excellents conseils du forum Coachella, qui m'ont été salvateurs : de la bâche pour faire de l'ombre, le matin, et réussir à dormir après le lever du soleil, à la brume rafraîchissante SPF 45 de Neutrogena, en passant par les lingettes, les casiers qui m'ont permis de ne pas paranoïer pour mon appareil photo ou mon ordinateur, les bons plans bouffe, les bonnes manières d'éviter les files d'attente : sans cela, l'expérience aurait sans conteste été plus difficile.

- Les douches du camping : quel bonheur d'être propre et rafraîchie avant de repartir pour des crapahutages incessants!

- Le dollar tellement bas que tout semble peu cher...

Coups de gueule :

- Les fosses photos surchargées de photographes pro (ça c'est normal) mais aussi de VIP qui font chier le monde à prendre des photos merdiques avec leurs petits compacts. Y'en a qui bossent, merde!

- La chaleur. Bon dieu, ils déconnaient pas quand ils disaient qu'on crevait de chaud là-bas. Le soir, par contre, ça se rafraîchissait nettement, j'ai même eu carrément froid la nuit, malgré un bon duvet!

- La perte de mon téléphone. Bouh. Du coup, j'ai jamais réussi à retrouver ma copine anglaise Kate!

- L'impossibilité de ressortir du festival dans la journée, par exemple pour aller chercher un truc dans la tente.

- La présence de saloperies allergisantes et de poussière, mes sinus ne me remercient pas.

- Le concept de "beer gardens" : on doit d'abord montrer une pièce d'identité pour prouver qu'on a plus de 21 ans et se faire orner le poignet d'un bracelet idoine qui permet de pénétrer dans les dits "jardins à bière", dont il est impossible de ressortir tant qu'on n'a pas terminé sa boisson.

- La seule présence de Heineken à la pompe. Mais ça aurait pu être de la Budweiser, d'un autre côté.

- Mes pompes qui m'ont lâchée dès le début du festival, me contraignant à courir de concert en concert en tongs, avec le résultat attendu : une petite foulure de la cheville. Ouch.

- Mon incapacité à trouver de la beuh autrement qu'en tirant une taffe de temps en temps sur un shilum amical.

- Et bien entendu, tous les bons concerts que j'ai ratés parce qu'ils étaient en conflit avec d'autres...

En ce qui concerne mon travail, tout s'est excellemment passé, à part l'impossibilité de shooter Prince et un coup pendable de mes batteries, qui sont passées de complètement pleines à complètement vides le temps de battre des cils : du coup, pas de photos de Roger Waters non plus!

Vous voulez voir ce que j'ai tiré de tout cela ? C'est par là : Flickr.

25.4.08

Coachella mon amour

Bon dieu, ils savent y faire, ces Américains. Jamais vu un camping aussi luxueux : des douches partout, internet jusque dans la tente (enfin, faut être patient, je suis quand même un poil trop loin du hotspot), des restos/bars/boutiques ouverts 24/24, ça calme...

Bon, l'erreur fatale, c'est d'arriver un peu trop tôt (i.e. pendant que le soleil tape, genre à 15 heures) pour installer sa tente. J'ai bien cru que j'allais tourner de l'œil, même si j'ai pas eu à faire grand chose pour monter la tente (ma Quechua 2 seconds a fasciné nombre de mes voisins :D), le gonflage du matelas a bien failli m'achever. Il fait dans les 35° à l'ombre, en gros.

La règle est donc de ne jamais se déplacer sans deux ou trois bouteilles d'eau, et de se crémer consciencieusement. L'ombre est une denrée rare et délicieuse, ainsi que les toilettes vaguement sophistiquées (ahhh les port-a-potties, toujours un vrai bonheur, surtout au soleil)...

Bon, là, je suis en train d'essayer d'uploader mes tofs d'hier sur Flickr, c'est semble-t-il un échec patent, j'essaierai de la zone presse...

24.4.08

Ouf!

C'était bien les batteries!
Réveillée par une bande de Mexicains qui beuglaient devant ma porte, il est 3h40 du matin, et j'ai plus sommeil, vive le décalage horaire!

AAAAAAARRRRRGGGGGHHHH!

Mon appareil photo refuse de démarrer! Espérons que c'est juste les batteries qui se sont vidées, mais ça me semble étrange. Oh bon dieu, si je me retrouve avec un pass photo, mais pas d'appareil au festival, j'aurai quand même l'air super con...

Hola de Chula Vista

Hey hey

Bon, après avoir attendu trois heures que notre avion laisse échapper les bagages du vol précédent de ses entrailles, nous avons fini par en prendre un autre, ce qui évidemment a fait qu'on a raté la correspondance à Dallas, et j'ai fini par arriver à San Diego vers 22h30 heure locale (7h30 heure française, soit 25 heures debout).

Il va sans dire que je suis complètement dans le gaz et que je redoute un peu les trois prochains jours qui risquent d'être un peu épuisants... mais aussi passionnants.

La journée va donc être assez peu touristique, tant pis pour les phoques de la Jolla, j'irai les voir une prochaine fois, là, je risque de m'endormir sur eux, ce qui ferait désordre. Je me suis néanmoins parfaitement intégrée en passant la matinée (il est 15 heures, là) dans un centre commercial, à acheter les derniers trucs indispensables pour Coachella. Je me suis juste fait un peu peur quand ma carte a semblé renâcler à me donner quelques dollars - mais en insistant, elle a fini par obéir!

Allez, on va encore profiter un peu de la clim et du lit confortable avant de partir camper dans le désert et le rock'n roll!

21.4.08

IT'S ALIVE!!!

Youhou!

Oui, oui, je suis toujours vivante. Je vais bien, même : je bosse pour un magazine de rock de qualité, Noise, mais aussi pour d'autres employeurs moins sexy mais vaguement rémunérateurs. Récemment, je me suis aussi lancée dans la traduction littéraire, je vous en dirai plus quand le livre sortira (mais disons que ça parle de loups-garous dans l'Amérique actuelle, ce qui m'emplit d'une joie sans mélange). Et enfin, je suis aussi devenue photographe (principalement de concerts) : vous pouvez voir ce que je fais là.

Mais la raison principale pour laquelle je ressuscite aujourd'hui ce blog, c'est que je pars demain en Californie pour 16 jours, voyage au cours duquel j'assisterai (normalement avec un pass photo) au festival de Coachella...
Oui, OK, vous devez rien voir, dans cette taille, mais y'a Prince, Portishead, Kraftwerk, les Breeders, Black Mountain, Aphex Twin, the Raconteurs, Metric, Les Savy Fav et des dizaines d'autres, et ça se passe dans le désert, et je suis montrueusement excitée (et angoissée à l'idée de me retrouver dans un pays inconnu).

Bref, vous pourrez suivre mes aventures ici-même !