30.4.08

Coachella 2008 : le bilan

Malgré un téléphone perdu, ce festival fera indéniablement partie de mes plus précieux souvenirs. Un cadre magnifique (des terrains de polo couverts d'une herbe moelleuse, de nombreuses œuvres d'art), un public particulièrement cool, une organisation géniale, bref, je reviendrai.

Coups de coeur :

- Les concerts de Portishead, Les Savy Fav, Battles, Holy Fuck, Bonde do Role, Swervedriver, les Breeders, les Raconteurs, Stephen Malkmus and the Jicks, Aphex Twin, Black Mountain, MGMT, Gogol Bordello et bien entendu Prince et Roger Waters.

(Holy Fuck, photo : Lorène Lenoir)

- Les dizaines de vendeurs de bouffe plus originaux les uns que les autres, du "meatball sub" aux nouilles chinoises, en passant par les corndogs, des sandwiches indiens, des noix de coco fraîches, des smoothies délicieux (ma découverte des baies d'açai restera gravée dans les annales : ce truc est magique, de bon matin), de la limonade à la fraise, des pizzas mémorables avec des vendeuses qui crient comme des possédées quand on leur laisse un pourboire, du funnel cake, des artichauts grillés, des "naanwiches" au curry de poulet, des frites à l'ail et au parmesan... Hallucinant!

- Le Do Lab, un endroit sublime, avec des performances artistiques super sympas, de la bonne zik pour danser.

(Do Lab, photo Lorène Lenoir)

- La zone presse, à l'ombre des palmiers, avec une liaison wi-fi permettant un upload rapide des photos, de l'eau gratuite, et des plantes carnivores pour lutter contre les mouches!

- La présence de caravanes avec des vraies toilettes, pour changer un peu des "port-a-potties" quand on n'a pas le courage d'affronter certaines visions et odeurs.

- Les ventilateurs brumisateurs d'eau qui apportent une fraîcheur plus que bienvenue.

- Les gens : public, sécurité, service presse, vendeurs de fringues, de boissons, de bouffe, tout le monde était d'une gentillesse sans faille. Une pensée en particulier pour mes deux copines du forum Rekords Rekords, Julie et Carey, qui tenaient l'une des boutiques générales et qui m'ont accueillie durant tout le festival, me filant lunettes de soleil, tequila, anti-histaminiques, mouchoirs en papiers et autres petits cadeaux sympathiques et utiles.

(Carey au general store, photo Lorène Lenoir)

- Les excellents conseils du forum Coachella, qui m'ont été salvateurs : de la bâche pour faire de l'ombre, le matin, et réussir à dormir après le lever du soleil, à la brume rafraîchissante SPF 45 de Neutrogena, en passant par les lingettes, les casiers qui m'ont permis de ne pas paranoïer pour mon appareil photo ou mon ordinateur, les bons plans bouffe, les bonnes manières d'éviter les files d'attente : sans cela, l'expérience aurait sans conteste été plus difficile.

- Les douches du camping : quel bonheur d'être propre et rafraîchie avant de repartir pour des crapahutages incessants!

- Le dollar tellement bas que tout semble peu cher...

Coups de gueule :

- Les fosses photos surchargées de photographes pro (ça c'est normal) mais aussi de VIP qui font chier le monde à prendre des photos merdiques avec leurs petits compacts. Y'en a qui bossent, merde!

- La chaleur. Bon dieu, ils déconnaient pas quand ils disaient qu'on crevait de chaud là-bas. Le soir, par contre, ça se rafraîchissait nettement, j'ai même eu carrément froid la nuit, malgré un bon duvet!

- La perte de mon téléphone. Bouh. Du coup, j'ai jamais réussi à retrouver ma copine anglaise Kate!

- L'impossibilité de ressortir du festival dans la journée, par exemple pour aller chercher un truc dans la tente.

- La présence de saloperies allergisantes et de poussière, mes sinus ne me remercient pas.

- Le concept de "beer gardens" : on doit d'abord montrer une pièce d'identité pour prouver qu'on a plus de 21 ans et se faire orner le poignet d'un bracelet idoine qui permet de pénétrer dans les dits "jardins à bière", dont il est impossible de ressortir tant qu'on n'a pas terminé sa boisson.

- La seule présence de Heineken à la pompe. Mais ça aurait pu être de la Budweiser, d'un autre côté.

- Mes pompes qui m'ont lâchée dès le début du festival, me contraignant à courir de concert en concert en tongs, avec le résultat attendu : une petite foulure de la cheville. Ouch.

- Mon incapacité à trouver de la beuh autrement qu'en tirant une taffe de temps en temps sur un shilum amical.

- Et bien entendu, tous les bons concerts que j'ai ratés parce qu'ils étaient en conflit avec d'autres...

En ce qui concerne mon travail, tout s'est excellemment passé, à part l'impossibilité de shooter Prince et un coup pendable de mes batteries, qui sont passées de complètement pleines à complètement vides le temps de battre des cils : du coup, pas de photos de Roger Waters non plus!

Vous voulez voir ce que j'ai tiré de tout cela ? C'est par là : Flickr.